Lola Sorrenti
Conseil éditorial à Paris 10

Lire et ne pas oublier

17 Mar 2023 Lola Sorrenti Lecture

Quand j’étais enfant j’avais un carnet à grands carreaux séyès.

Dedans je notais le titre, l’auteur. Je soulignais à la règle d’un trait rouge. En dessous j’écrivais le résumé du live lu et ce que j’avais aimé ou non. Je ne sais plus où est ce carnet aujourd’hui.

Je crois me souvenir qu’il y avait une page pour Anne Franck, une page pour Un soir à la patinoire, Mon ami Frédérick, La sixième de Susie Morgenstein, bien sûr. Le reste je ne m’en souviens plus.

 

Les livres ont depuis pris beaucoup de place dans ma vie et sur mes étagères. Souvent par peur d’oublier je consigne des mots dans mon téléphone, griffonner en coin de pages ou sur les réseaux sociaux pour retenir ce que m’a fait cette lecture.

Écrire pour retenir.

Pourtant, je crois qu’un livre qui provoque une déflagration, on ne l’oublie pas.

 

Cette année, j’ai la chance de suivre l’aventure des 68 premières fois, un comité de lecture.

https://68premieresfois.wordpress.com/

Grâce à cette aventure de lecture, j’ai décidé de reprendre mon carnet et mon stylo et de consigner mes lectures 2023.

 

Toutes mes chroniques, impressions, fragments seront consignés ici.

Ceux qui s’aiment se laissent partir, Lisa Balavoine

C’est une histoire d’amour entre une mère et sa fille. 
Ou plutôt une fille et sa mère. 
Les deux. Au point de se fondre l’une dans l’autre.  

Dans ce texte, j’ai reçu la rondeur et la détresse de l’enfance, les deux à la fois. 
J’ai adoré le motif de la tortue qui revient sans cesse, dans le ressac de la vie. 

De bout en bout, la gorge nouée. Parce que ça va vite, très vite, par fragments qui font suffoquer. Comme la vie. 
Un craquement d’allumette
Une lecture qui ne laisse pas de répit.  
Et déjà la flemme qui bleuit. 
S’éteint. 

Les Naufragées, Manon Hentry-Pacaud

Écrire est une entreprise si longue et si difficile.

En quelques mots de commentaires, je pourrai m’arroger le pouvoir de mettre un coup de canif là dedans ? Je trouve ça cruel.

C’est pourtant bien ce que l’on espère d’une critique. Dire au plus juste la réception d’un texte.

Je n’ai pas accroché outre-mesure avec ce roman. Autrement dit, je ne me souviendrai pas de ce texte dans plusieurs mois ou plusieurs années. Cependant, l’idée est simple, vive et efficace : 4 portraits croqués qui se retrouvent dans une toile plus grande. J’aime le procédé.

On y trouve des moments très justes. Certaines phrases sont affûtées quand d’autres me paraissent trop bavardes. La vérité est que je me suis un peu ennuyée.

Un contraste entre quelque chose de fort dans le propos mais d’inabouti dans la manière de venir me toucher.

De ces femmes, celle d’Inès reste ma préférée !

 


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